Le terme «Speak White», à l'origine, est une injonction raciste lancée à ceux qui appartiennent à un groupe minoritaire et qui parlent, en public, un langue autre que l'anglais. L'injure signifie qu'un esclave doit adopter la langue de ses maîtres et faire fi de la sienne.

Il fût réutilisé à même escient par les Canadiens-anglais envers les Canadiens-français, jusqu'aux années 60. La Révolution tranquille comme moyen de conscientisation, l'usage de cette insulte a fortement diminué depuis ces années, bien qu'elle ne soit pas totalement disparue.

En 1968, la poète Michèle Lalonde écrit «Speak White» en appui au livre révolutionnaire du journaliste Pierre Vallières «Nègres blancs d'Amérique».

Le projet «Speak White» associe donc le poème original ainsi que la version en caractères phonétiques, permettant au lecteur, qui qu'il soit, de lire le poème avec l'accent québécois.


The term "Speak White" was originally a racist injunction to those who belong to a minority group and speak in public a language other than English. This insult means that a slave must adopt the language of his masters and disregard his own.

It was reutilized by the English-Canadians towards the French Canadians until the 1960s. The Quiet Revolution as a means of awareness, the use of this insult has greatly diminished since those years, although she's not totally gone.

In 1968, the poet Michèle Lalonde wrote "Speak White" in support of the revolutionary book by journalist Pierre Vallières "White Negroes of America".

The "Speak White" project combines the original poem and the version in phonetic characters, allowing the reader, whoever he may be, to read the poem with the Quebec accent.